Tout le monde est convaincu de l’importance de la culture « bio » et du concept de l’agriculture « propre ».
Cependant, vouloir manger « propre » c’est devoir accepter quelques contraintes !
En effet, chaque plante réagit aux facteurs qui l’entourent d’une manière différente donc au Verger de Marie, et partout où l’on suit une agriculture « propre » il est impossible de prévoir une production conforme et identique à chaque instant. Pourquoi ?
1) La fertilisation :
Fertiliser les cultures est une nécessité, même quand on parle « propre ». Cependant la fréquence de fertilisation et la qualité de l’engrais utilisé affectent très fortement le produit final.
Les engrais organiques à faible teneurs de fertilisants, qu’on utilise ne permettent pas la production en série de tomates du même calibre, par exemple.
Ces engrais assurent une survie de la plante, et maintiennent son état.
La production au Verger de Marie ne peut être comparée aux cultures où l’on administre une fertilisation systématique.
A titre d’exemple, le persil:
Dans une culture conventionnelle, le persil est fertilisé deux à trois fois par semaine avec des engrais solubles de très haute performance, qui possèdent la propriété d’induire une croissance des feuilles et la production d’une tige haute et dure, le tout dans un vert fort et intense.
Pratiquement, il s’agit de « brusquer » le cycle du persil en accélérant sa croissance, sans prendre en considération le temps d’accumulation des vitamines et autres nutriments.
Choisissez : le persil authentique odorant et nourrissant, ou bien de belles feuilles vertes parfumées à l’eau ?
2) La pollinisation :
Les fruits comme la tomate, les concombres, le melon, ou les haricots proviennent de la pollinisation des fleurs.
Ce phénomène naturel est souvent altéré par les intempéries et de ce fait, une pollinisation dite « imparfaite » se produit et seules les parties fécondées de la fleur se développent en fruit.
Ainsi, on obtient des fruits à la forme un peu bizarre, par exemple enflés d’un seul côté.
Pour remédier à ce faux problème l’agriculture conventionnelle propose les hormones d’induction de fructification. Ces hormones, indifféremment de la pollinisation naturelle, provoquent le renflement des parties femelles de la fleur en fruits sans que celles-ci ne soient fécondées en augmentant le volume d’eau dans les cellules.
On pourrait comparer ceci à une grossesse sans bébé !!
Ces hormones garantissent une forme parfaite et conforme pour tous les fruits.
Inversement, quand il y a pollinisation naturelle, c’est le nombre de cellules qui augmente et non leur volume, et donc il y a accumulation de nutriments.
N’avez-vous pas remarqué, quelques fois quand vous coupez une tomate que les graines sont vertes et repliées sur un coté alors que le reste du fruit est vide ?
Ne trouvez-vous pas quelques fois des tomates à la texture un peu spongieuse ?
Une fois de plus, il faut choisir : La forme parfaite gonflée à l’eau ou les nutriments réels dans un fruit un peu moins agréable aux yeux ?
A suivre : les maladies, la météo, et les insectes.
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